anti_bug_fcLes Albigeois, ou « cathares », étaient issus d’une
religion dualiste chrétienne de l'époque médievale qui ne pu survivre aux croisades catholiques ainsi qu’aux massacres lancés par les seigneurs du Nord français en Occitanie, puissant pays du Sud
à l’époque médiéval où le Catharisme était devenu majoritaire, jusqu‘à posséder une grande partie de la noblesse dans ses rangs. La théologie cathare provient d'un travail de recherche centré sur
l'Évangile selon Jean. C'est une interprétation très différente des évangiles de celle de l'Église catholique. Les cathares s'appuient aussi sur de nombreux écrits (Paul, Marcion, Livre des deux
principes, rituels, etc.) et s'inspirent de courants de pensée plus anciens (gnosticisme, manichéisme, bogomilisme).
Le catharisme s'est manifesté dès le Xe siècle en Europe centrale (Bulgarie, Dragovitie, etc.) et en Europe occidentale, quelques années plus tard. Les zones où il s'est
fait remarquer ne lui ont pas permis de s'implanter ouvertement (Flandres, Champagne, Orléanais, etc.) à l'exception de la plus grande partie de l'Occitanie. Il s'est également répandu en Italie,
en Allemagne et en Espagne essentiellement. Nous pouvons assuré que, sans les persécutions de l’Eglise catholique, les cathares plutôt pacifistes selon leurs dogmes seraient devenus une religion
d’échelle européenne.
L'Église catholique confie aux
cisterciens, au XIIe siècle, puis, avec plus de succès, au XIIIe siècle, aux ordres mendiants (aux franciscains et au nouvel ordre des dominicains, ayant reçu leur constitution en 1216) le soin
de combattre ce danger de l'hérésie. Les cathares sont difficiles à convaincre. La prédication ou le débat doctrinal instaurés à cette fin dans le Midi de la France par l'Église tourne court. En
effet, les cathares sont souvent plus compétents que les catholiques dans le domaine de l'exégèse des textes sacrés et c'est pour masquer ces échecs que l'église de Rome a recours au miracle de
Saint Dominique (dispute entre Saint-Domingue et des Albigeois, où les livres des deux parties furent jetés au feu, et où ceux de Saint Dominique furent miraculeusement préservés des flammes),
peu crédible vu que les cathares considèrent le feu comme élément de la création maléfique et ne vont certainement pas lui laisser le soin de trancher entre les parties.
Face à cet échec pour tenter de faire disparaître cette hérésie, le pape Innocent III lance en 1209 contre les « Albigeois », ou cathares, la première croisade qui se déroulera sur
le territoire de la chrétienté occidentale. Avec la Croisade contre les Albigeois, il s'agit pour l'Eglise de mater une hérésie, mais aussi en partie, pour le pouvoir central de la royauté
française, de soumettre les Seigneurs du Sud et leur grande Occitanie, trop indépendants. La guerre durera vingt ans (1209–1229). La lutte armée se poursuivit dans le Midi tout au long du XIIIe
siècle, relayée plus tard par l'institution de l'Inquisition.
L'Inquisition fut facilitée
dans sa tâche par les principes mêmes du catharisme. Tout d'abord, les Bons Hommes s'interdisaient de mentir. Ainsi, lorsqu'un inquisiteur interrogeait un parfait, ce dernier ne pouvait que dire
la vérité quant aux activités de ses semblables. Voilà des religieux qui tenaient à la lettre leurs principes jusqu'à ce qu'ils acceptent que ces derniers les amènent à une injuste mort certaine.
Les Bons Hommes furent donc, l'un après l'autre arrêtés suite aux révélations de leurs pairs. De plus, un parfait ne pouvait être sacré que par un autre parfait ou une parfaite et les mourants ne
pouvaient recevoir l'Absolution (consolamentum des mourants) que des mains d'un(e) parfait(e). L'Inquisition savait bien qu'en faisant disparaître le clergé cathare, le culte disparaîtrait avec
lui.
Aujourd’hui, il n'existe que peu d’écrits d'époque permettant de comprendre parfaitement le Catharisme, puisque l'Eglise catholique décida durant un siècle de les
rechercher et les brûler un à un, soulignant ainsi la grande peur du Catholicisme face au Catharisme. Néanmoins, le mystère cathare s’étendant sur plusieurs mythes médiévaux tels que le
Saint-Graal ou encore des illuminatis, et les "Albigeois" ayant vécu si peu de par leur refus du mensonge durant l'Inquisition tout en ayant des préceptes tels que le vote à main levée de tout
croyant, sans hiérarchie, pour l’élection d’évêques, qui plus est ouverts aux hommes mais aussi aux femmes, entretiennent encore de nos jours une grande fascination envers le
Catharisme.
Je souhaite moi aussi vous faire partager leurs croyances, leur vie et vous faire parvenir tout ce qui touche encore au Catharisme de nos jours. Mon pendentif de la croix cathare, et ma bague à
la croix occitane que je porte chaque jour sont un hommage à cette religion qui semblait tant promettre par son attitude, et qui n’eut pas le temps de s’installer véritablement...